Jérémy Torregrosa, stagiaire technicien Moto en FIM CEV Moto2

08 juillet 2019
Jérémy Torregrosa est passionné de piste moto. Il a appris sur le tas avec une équipe de Superbike. Alors quand il a découvert l’existence de l’École de la PERFORMANCE, il a foncé. 3 semaines de préparation acharnée lui ont permis de réussir les sélections, et d’intégrer 6 mois plus tard notre formation Préparateur Développeur de Véhicules de Compétition Moto, session 2018/2019. Il est aujourd’hui en stage en Espagne en championnat FIM CEV Moto2.
(Images Astra Honda Racing Team, Jérémy est de dos au 1er plan)
 
Comment êtes-vous arrivé à l’École de la PERFORMANCE ?
Je m’intéressais beaucoup à tout ce qui était sports mécaniques auto. J’ai aussi pas mal trempé dans le milieu du karting, par l’intermédiaire de mon oncle et de mon cousin. Puis je me suis passionné pour la moto, j’ai d’ailleurs passé le permis sur le tard, vers 21 ans. En 2014 j’ai suivi un pilote en championnat de France Supersport. L’année suivante en 2015 il est monté en Superbike, et m’a demandé si j’étais prêt à le suivre et à faire partie du team. J’ai une formation dans le bâtiment et un BTS en mécanismes et automatismes industriels. Donc je partais de loin, mais j’ai appris sur le tas. J’ai acquis un peu les bases de la mécanique moto avec l’équipe, le plein, les pneus, … Mais pour aller au-delà, ça me paraissait très compliqué. J’étais bloqué. Et c’est un ancien commissaire de piste de Nogaro qui m’a parlé de l’École de la PERFORMANCE. On était le 23 avril 2018. J’ai contacté tout le monde, et j’ai bossé à fond pendant 3 semaines pour passer les sélections, en plus de mon boulot. Je partais de zéro, un ami m’a passé ses cours, et j’ai travaillé comme un sourd. Et j’ai été pris aux sélections de l’École de la PERFORMANCE.
 
Comment s’est fait le choix du stage ?
Il y avait plusieurs options très intéressantes, mais qui ne se sont pas concrétisées. Et une semaine avant le début du stage, Thierry Fornerod m’appelle pour me dire « j’ai quelque chose pour toi ». C’était pour faire du Moto2 en CEV avec Bruno Performance, une équipe qui travaille aussi en étroite collaboration avec le team FCC TSR Honda en endurance EWC. Ça m’a super emballé, alors j’ai dit oui. Ça a été un peu dur comme début !! Il y avait beaucoup à apprendre. Pour commencer, on m’a mis sur une moto aux premiers tests à Estoril, à m’occuper de l’arrière de la moto. J’étais avec Aurélien Vitaut, un ancien de l’École qui travaille chez Bruno Performance. Ça c’est très très bien passé, j’étais content. Pour les courses, ils ne m’ont pas tout de suite mis sur la moto, pour me laisser le temps d’apprendre. En puis en Catalogne il y a 2 semaines, ils m’ont mis sur la moto du 2ème pilote, Andi Gilang. Tout s’est bien passé.
 
Le niveau était très élevé ?
C’est clair !! J’ai été un peu surpris par le niveau, il a fallu que j’apprenne très vite. Mais ils ont pris le temps de m’expliquer, ils n’ont pas voulu me mettre en danger tout de suite. Et ensuite, ils ont vu que ça allait. En course, je m’occupe de tout ce qui est roue arrière, bras oscillant, sortir l’amortisseur pour les réglages, … Je m’occupe aussi de la consommation d’essence, et je suis chargé du suivi des pneus et de leur kilométrage.
 
Ce que vous avez appris à l’École vous a servi ?
Oui, franchement si je n’avais pas fait l’École avant et vu les bases, le langage, je me serais ramassé. Là, il fallait apprendre, mais j’avais déjà tous les petits automatismes. Sur la liaison au sol par exemple. Ça m’a permis de bien imager ce qui se passait, ce qu’on me demandait, tout ça grâce à ce que j’avais appris à l’École. Et puis dans mon cas, il a fallu aussi se mettre à parler espagnol et anglais. Moi j’avais juste le niveau scolaire en langues, ça a fait beaucoup à apprendre en peu de temps.
 
Comment voyez-vous la suite ?
Mon projet tutoré sera sur la reprogrammation moto, simplification de faisceau et ensuite cartographie. Tout ce qui est mapping injection, avance à l’allumage, … A l’École on a fait de l’acquisition de données, et j’ai aussi suivi le séminaire injection sur banc moteur. Je ne connaissais pas du tout, ça m’a vraiment beaucoup servi. Après la formation en septembre, il est prévu que je termine la saison avec le team. Et mon projet tutoré devrait me permettre d’amener un plus à l’équipe sur le développement des ECUs de série, en vue de coursifier la moto.
 
Alors quand vous repensez au 23 avril 2018 ?…
Ah oui, quand je repense au jour où j’ai discuté avec l’ancien commissaire de piste, ça valait vraiment le coup !! On travaillait ensemble depuis un an et demi, et c’est venu comme ça dans la conversation. Il était écrit que ça se ferait. Et pour le coup, si c’était à refaire, je le referais plutôt deux fois qu’une !!
 
 
Prochaine session : du 14 octobre 2019 au 18 septembre 2020.
Dates de sélection : 12 et 19 juillet, 30 août 6, 13 et 27 septembre.
 
Plus d’infos sur contact@ecoleperformance.com ou au 05 62 08 88 83